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Le monument aux morts à Vannes dédié aux soldats morts en Afrique du Nord répertorie 3 noms de soldats nés à Séné.

Algérie monument Vannes

A Séné, une petite plaque a été rajoutée au monument aux morts de Séné avec pour titre : Algérie et seulement deux noms, LE CAM Georges et LE CLERECQ Pierre. Il manque à l'appel, Marcel LE GOUEFF, natif de Séné.

Qui étaient ces trois Sinagots et dans quelles circontances ont ils perdu leur vie pendant la guerre d'Algérie ?

Du temps de l'Algérie française, la territoire est divisé en départements comme le montre la carte.ci-dessus.

carte des departements Algerie

 A la limite sud de ces départements, la chaine de montange de l'Atlas qui en Algérie va d'est en ouest des Monts Ksour au Djébel Amour et aux Monts des Aurès.

Au sud de ces montagnes, le désert du Sahara algérien regroupe les département de Saoura et des Oasis.

image004

 

LE GOUEFF Marcel [4/12/1929 - 1/12/1955]

Le site genweb précise l'identité de Marcel LE GOUEFF. Il est Maréchal des Logis chef et il perd la vie à El Kseur en Kabylie. Son corps sera inhumé au cimetière de Boismoreau, tombe Div 16, rang 3, n°14 partie B2.

SGA Le Goueff 1955   LE GOUEFF Boismoreau

Son acte de naissance nous indique qu'il nait à Moustérian. Son père est couvrerur et sa mère couturière.

1929 LE GOUEFF Marcel Extrait

Une consultation attentive du dénombrement de 1931 permet de repérer la famille LE GOUEFF. Marcel LE GOUEFF père a épousé le 27/11/1928 Renée Marie NOBLANC. la famille est établie à Moustérian où trois générations cohabitent.

1931 LE GOUEFF famille

 

Carte Kabylie

El kseur pont oued montagne de toudja

 

Pierre Marie Louis LE CLERCQ [19/12/1936 - 19/09/1958]

Le site "Mémoire des Hommes" nous donne quelques informations pour démarrer notre recherche sur le soldat LE CLERECQ mort en Algérie au sein du 588° Bataillon de Marche du Train (BMT ou BT).

LE CLERECQ Pierre SGA   LECLERECQ

 

Les dates permettent de retrouver ses actes de naissance et de décès à l'état civil de Séné.

1936 LE CLERECQ extrait

On y apprend que Pierre Marie Lousi LE CLERECQ nait au sein d'une famille de cultivateurs établis au village de Gornevez.

Son acte de décès nous donne quelques informations sur les circonstances de sa disparition le 19/09/1958 à l'âge de 23 ans à Garet Bent El Khass, ville de Brezina, commune de Geryville.

1959 LE CLERECQ décès

Geryville, aujourd'hui El Bayadh est située à 370 km au sud-est d'Oran, aux portes du Djebel Amour. La ville abrite une garnison et pendant la guerre le 588° Bataillon de Marche du Train.

Geryville caserne

Les "BT" auront un rôle essentiels dans un pays 4 fois plus étendu que la France. Le "train" regroupe des régiments chargés de la logistique militaire.

TrainSahara050

"Le 30ème Régiment d'infanterie est créé en début 1956 avec des rappelés. C'est son deuxième bataillon qui débarque en Algérie le 27 juin 1956 et s'installe dans la région de BOUFARIK pour rejoindre en juillet le secteur de GERYVILLE (aujourd'hui El-Bayadh).

Le 1er novembre 1956 par changement d'appellation du 2ème Bataillon du 30ème Régiment d'Infanterie, est créé le 588ème Bataillon du Train. Il est destiné à opèrer dans le Djebel Amour et à surveiller une vaste zone où circulent 10 000 nomades.

Bataillon du train

Ses effectifs vont passer de 700 à 1 000 soldats dans une compagnie de commandement, d'appui et de services, 4 compagnies de combat. Ses officiers en plus de leurs missions habituelles exercent souvent les fonctions d'officiers S.A.S..

Les opérations contre les bandes rebelles sont continuelles et il est relevé au moins 50 opérations importantes avec des morts dans les deux camps. Les Tringlots combattent plus de 2 ans dans des conditions climatiques très dures sur un terrain difficile.

300 gradés et soldats du 588ème Bataillon du Train, le 1er janvier 1958 rejoignent le 30ème B.C.P. qui va étoffer ses effectifs en les incorporant.

Le 588ème B.T. est dissous le 31 décembre 1958 à GERYVILLE. 1958

Le Bataillon a perdu au combat 32 tués et 41 blessés.

La mention Djebel Amour est gravée dans son insigne."

source : delamarejean.free.fr

Parmi les soldats tués du 588°BT figure Pierre LE CLERECQ, qui perd la vie dans une embuscade, tué par le fellaghas (Source Jean&Jacques%Richard).

Son acte de décès précise le lieu : Garet Bent El Khass. Il s'agit d'une colline de 803 m d'altitude au sud de Brezina comme nous l'indique cette carte satellite. mapcarta.com

Les paysages y sont grandioses entre Monts Ksour et Djebel Amour.

Djebel Amour Bent El Khass

 Djebel Amour Algérie

Djebel aissa

 

Georges Marie LE CAM [22/08/1930 - 21/05/1959]

Georges Marie LE CAM est né au sein d'une famille de cultivateurs à Ker Anna au bourg de Séné.

1930 LE CAM Georges extrait

La famille apparait au dénombrement de 1931.

1930 LE CAM Keranna famille

Il était militaire de carrière enggé en Algérie. L'acte décès du soldat LE CAM nous indique qu'il est tué à Oued Mehafir, lieu-dit dans la commune de Brezina El Abiod, dans les Monts Ksour, sans préciser son régiment et les circonstance de son décès.

1959 LE CAM George Ouesd Mekefi

1959 171 la 4e section au depart d un ratissage

 

1960 025 halte casse croute apres avoir fouille la fa

 

 

 

 

 

 

 

 

Un cimetière est bien un lieu d'histoire. Quelque fois, une pierre tombale comporte quelques mots à la mémoire du défunt. Plus rarement, la pierre tombale renvoit à une histoire passée qui va au délà de la famille pour toucher la communauté entière de Séné.

Tel est le cas de la tombe de la famille LE DRESSAY où on figure deux plaques avec des inscriptions.

Enizan épouse tombre   Enizan inscription SENE

La première se lit encore sans difficulté dans le gris de la pierre :

Marie Anne LE DRESSAY épouse ENIZAN 1886 -1966.

La seconde est plus altérée par la pluie et les années. Il faut la lumière rasante d'un soleil automnal pour parvenir à déchiffrer l'inscription sur deux colonnes :

Lieutenant Louis ENIZAN, mort pour la France le 1-4-1945 à Mauthausen (AUTRICHE) à l'âge de 19 ans

Morts pour la France,

Lieutenenant Anne Marie ENIZAN épouse CORMERAIS le 15-3-1945 à Ravensbruck à l'âge de 23 ans 

Lieutenant Alfred CORMERAIS le 6-4-1945 à Buchenwald à l'âge de 26 ans.

On comprend vite le destin tragique de la famille ENIZAN qui a perdu deux de ses enfants en déportation. On est saisi au coeur en lisant que les jeunes mariés Anne Marie et Alfred sont morts à quelques jours d'intervale, dans un camp de concentration allemand.

Qui étaient ces 3 lieutenants de la Résistance française et quel fut leur destin respectif ?

Le dénombrement de 1906, nous indique que Marie Anne LE DRESSAY [19/07/1886-12/12/1966] vivait à Moustérian. On lit que son futur mari n'est autre que le domestique de la famille, Isidore ENIZAN, natif de Gourin [3/08/1885-9/02/1968]. 

1901 LE DRESSAY Mousterian famille

La fiche de matricule de Isidore ENIZAN nous dit qu'il était enfant assisté. C'est encore une exemple d'accueil par une famille de Séné d'enfant orphelin, comme il y avait souvent avant guerre.

1905 ENIZAN Isidore MAT

Après son retour de la conscription, les jeunes fiancés se marient à Séné le 8/11/1910. Isidore ENIZAN est sous-officier au 116° Régiment d'Infanterie de Vannes et Marie Anne LE DRESSAY est cultivatrice à la ferme familiale à Moustérian.

La consultation des registres d'état civil à Séné ne permet pas de trouver l'acte de naissance du premier garçon des époux ENIZAN. Par contre, on retrouve bien un acte de décès pour Louis ENIZAN, né le 2/08/1911. Le jeune couple a quitté Séné mais pendant les années de guerre, Mme ENIZAN, née Le Dressay est revenue vivre au bourg où leur premier enfant est inhumé le 8/04/1915, son père parti à la guerre...

1915 ENIZAN enfant Extrait

Lors de la mobilisation, Isidore ENIZAN sera affecté au 316°Régiment d'Infanterie. Sa fiche de matricule nous dit que lors des combats de l'Ourcq dans la Marne, il sera porté disparu. Il est fait prisonnier et rentrera dans les foyers en avril 1919.

Après guerre le couple est établi à Vannes rue mme Lagarde comme le prouve la naissance de leur premier enfant, Anne Marie née le 1/03/1922. Isidore ENIZAN est voyageur de commerce rue de Closmadeux, lorque nait son garcçon, Louis Renée le 4/04/1926.

Le site Internet "Mémoire des Hommes" accorde la mention de "Mort pour la France" à Louis ENIZAN,, lieutenant dans les FFI. Anne Marie ENIZAN s'est vu accordé la mention «Mort en déportation» par arrêté du secrétaire d'État aux anciens combattants en date du 12 novembre 1987.

ENIZAN Louis SGA

A l'âge de 19 ans, Louis René ENIZAN a rejoint les Forces Française de l'Intérieur, la résistance combattante. ENIZAN Louis, est déporté de Compiègne le 6 avril 1944 vers le Kl Mauthausen. (Matricule: 62372) puis transféré à Melk, puis Ebensee où il décède le 19 avril 1945.

"La ville de Melk se trouve en Basse-Autriche. Le 21 avril 1944, arrivent 500 des 10000 détenus qui travaillent au projet ""Quartz"", c'est-à-dire à la construction d'une usine souterraine de roulements à billes pour la firme Steyr, Daimler et Puch. Si l'usine est pratiquement achevée, elle ne produit jamais un seul roulement à billes. Le 15 avril marque la fin de l'évacuation de ce Kommando vers Mauthausen ou Ebensee.

Le camp de concentration d'Ebensee, en Autriche, fut une annexe du camp de concentration de Mauthausen. Ouvert le 18 novembre 1943 et libéré le 6 mai 1945, il est situé à l'extrémité sud du lac Traun à environ 75 km au sud-ouest de la ville de Linz.

Déportés libération du camp d Ebensee

Déportés transportant des corps trouvés au moment de la libération du camp d 'Ebensee

Anne Marie ENIZAN, sa soeur ainée, née le 01/03/1922 à Vannes épousera Alfred CORMERAIS. Elle sera déportée à Ravensbrück le 30 mars 1944, et décédera dans ce camp le 15 mars 1945, elle avait 23 ans. Son mari, subira le même destin tragique. 

Ravensbruck5

Femme au travail dans le camp de Ravensbruck

Ravensbrück est le nom de l'ancienne commune d'Allemagne située à 80 km au nord de Berlin dans laquelle le régime nazi établit de 1939 à 1945 un camp de concentration spécialement réservé aux femmes et dans lequel vécurent aussi des enfants.

Le camp est construit sur les bords du lac Schwedtsee (en), en face de la ville de Fürstenberg/Havel dont il fait partie depuis 1950, dans une zone de dunes et de marécages du Nord du Brandebourg.

Succédant en 1939 au camp de Lichtenburg, il devient rapidement le centre de détention de femmes le plus important du pays : au moins 132 000 femmes et enfants y sont déportés, dont 90 000 sont ensuite assassinés. Le camp fournit en main-d'œuvre féminine l'ensemble des industries d'armement allemandes et les mines de sel, sur place ou au sein de l'une des 70 antennes disséminées de la mer Baltique à la Bavière. Les détenues proviennent de tous les pays d'Europe occupés par l'Allemagne, le plus grand groupe national étant composé de Polonaises.

À partir d'avril 1941, des hommes y sont également détenus, mais dans un camp annexe.

Un livre mentionne le nom de Anne marie CORMERAIS.

ENIZAN Anne Marie Cormerais Livre

Alfred Louis Marie CORMERAIS, est né le 08/12/1918 à Treillières (Loire-Inférieure). Il a épousé Anne Marie ENIZAN à Légé (44) le 23/04/1942. Il est déporté le 12 mai 1944 de Compiègne vers le KL Buchenwald. (Matricule: 51565). Il sera transféré ensuite dans les camps de Dora, Wieda et Bergen-Belsen où il décède le 6 avril 1945. Son nom a été ajouté au monument le 11/11/2013 au monument de Buchenwald.

Bergen-Belsen, parfois appelé Belsen, était un camp de concentration nazi situé au sud-ouest de la ville de Bergen, près de la localité de Belsen, à une dizaine de kilomètres au nord-ouest de la ville de Celle, en Basse-Saxe (Allemagne), dans la lande de Lunebourg. Il a été ouvert en 1940 pour interner les prisonniers de guerre français et belges mais a accueilli à partir de l'été 1941 plus de 20 000 prisonniers soviétiques.

Blocks 11 thru 13 in the Ungarnlager

 

L'acte de naissance de Marie Anne LE DRESSAY comporte la mention marginale de son décès à Nantes le 12/12/1966. La plaque mortuaire sur la tombe au cimetière indique que son inhumation eut lieu à Séné, son village natal.[à vérifier]

La plaque portant inscription du nom de ses enfants et de son gendre sur sa tombe symbolise la réunion posthume d'une famille meurtrie par la barbarie nazie.

Le site http://www.lesmortsdanslescamps.com/indexfr.html répertorie les personnes déportées. Aucune n'était native de Séné. 

Le destin des enfants ENIZAN, rappelé à notre souvenir par ces plaques au cimetière communal sur la tombe de leur mère, native de Séné, qui vécu à Séné, méritait une mention sur wiki-sene.

NB ; un autre Sinagot fut déporté mais sera libéré, il s'agit de SEVENO Joseph , né le 4 août 1914. Il est déporté le 6 avril 1942 . Son parcours: prison de Kassel prison située dans le Land de Hesse, prison de Sarrebruck, prison de Rheinbachsie située au sud-ouest de Bonn, pour les peines de travaux forcées., prison de  Siegburg située près de Bonn. Prison d’application des peines de Zuchthaus pour les personnes condamnées en France. Libéré le 10 avril 1945.

 

 

 

 

 

 

 

Après l'Appel du Général de Gaulle, des Français et des Sinagots ont choisit de continuer à combattre le régime nazi.

18 juin appel

Qui étaient-ils et dans quelles circonstances ont-il payé de leur vie leur combat pour notre Liberté ?

Léon LIONDRE [28/02/1903 - 12/03/1942] des Forces Navales de la France Libre

Jean Marie Joseph GILLET [7/05/1909 - 8/12/1943] des Forces Navales de la France Libre

Roger Edouard LE GREGAM [10/01/1923-18/07/1944] et Jean Fortuné Louis LE GREGAM [7/02/1916-18/07/1944] des Forces Françaises de l'Intérieur

Lire article dédié aux frères LE GREGAM.

Marcel Joseph CROLAS [26/05/1923 - 8/11/1944] des Forces Aériennes de la France Libre.

 

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Léon LIONDRE [28/02/1903 - 12/03/1942]

Les sites des Français libre permet une recherche par commune de naissance. On y découvre le nom de Léon LIONDRE. Si le Minsitère a bien recensé les soldats des FFL ou des FFI, les marins des Forces Navales de la France Libre ne sont pas tous connus. L'Amiral Chaline en fait de longues recherches en vue de recenser les marins des Forces Françaises Libres.

 

LIONDRE Leon FNFL chauffeur mort en 1942

Leon Jean Louis LIONDRE est né à Séné à Kérarden le 28/12/1903. Son père, né le 4/07/1872 à Séné, est marin de commerce et sa mère ménagère.

1903 LIONDRE Leon nait

On retrouve la famille LIONDRE au dénombrement de 1906 installée à Kerarden.

1906 LIONDRE Leon famille Kerarden

Quand éclate la guerre, Léon LIONDRE est chauffeur, c'est à dire qu'il alimente la chauidière en charbon, à bord du paquebot Compiègne.

LIONDRE Compiegne cargo

Pendant le printemps 1941, la Compiègne relie l'Indochine à Madagascar.

Lors d'un convois, il est arraisonné par un croiseur britannique le 2/11/1941 au large des côtes sud-africaine. Menacé d'être coulé, le commandant du Compiègne reçoit de sa hiérachie jointe par radio, l'ordre de se saborder. Le commandant transforme l'ordre en saboter.? Le navire est alors capturé par la Royal Navy et tout l'équipage désertera et rejoindra les Forces Navales Françaises Libres.

La cote TTY801 des archives donne des documents [ à consulter]

COMPIEGNE, paquebot. – Activité et personnel : correspondance départ et
arrivée (1940-1941), rapports sur l’arraisonnement du bâtiment (1940-1941), liste
nominative de l’équipage (1941), fiches de renseignement après visite du
bâtiment (1940-1941), ordres de route (1940-1941). Dossier « désertion » :
correspondance, note, listes nominatives (1940, 1942).

Lors d'un opération, le marin Léon LIONDRE est porté disparu en mer le 12 mars 1942 [à vérifier]

Il est déclaré "Mort pur la France". [à vérifier]

 

A Paimpol, un monument a été érigé à la mémoire des marins de la marine marchande des Forces Navales de la France Libre.

Paimpol Monument à la gloire de la Marine marchande de la France Libre situé au bout du quai Loty

 

Jean Marie Joseph GILLET [7/05/1909 - 8/12/1943]

En novembre 1942, l'opération Torch est déclanché. Les Alliés débarquent en Afrique du Nord. Les troupes françaises des colonies finissent par rejoindre la Gouvernement de De Gaulle.

L'Algérie sert désormais de tête de pont à un futur débarquement en Italie et en Provence.

Après l"Armisitice, le Protée ne recevant aucun ordre, idécide de rejoindre la force X à Alexandrie. Il reste longtemps immobilisé dans ce port, avec les autres bâtiments français qui s’y sont regroupés. Enfin, six mois après le débarquement allié en Afrique du Nord, la force X rallie les Forces navales françaises libres, FNFL.

Le 18 Décembre 1943, le sous-marin LE PROTEE appareille d’Alger. Cette seconde mission au large des côtes de Provence fait partie des opérations préliminaires au débarquement des alliées dans le sud de la France qui aura lieu le 15 Août 1944.

La traversée Alger-côtes de Provence s’étant effectuée par gros temps, le Protée avait reconnu la côte quelque part entre Cassis et Toulon, puis, ayant déterminé sa position par observation périscopique des hauteurs, avait mis le cap sur Marseille et avait pénétré le champ de mines de Cassidaigne dont les services de renseignements alliés ignoraient l’existence.

  FNFL insigne GILET Protée sous marin

Le Protée sous marin mission
Le 23 Décembre 1943, deux convois allemands font route sur Marseille.
Le premier est le convoi 5306 composé des péniches Tubingen, Wittenberg et Pouvoir, escortées par les dragueurs M6041, M6044, M6045 et M6047 qui a appareillé de La Ciotat à 9h00 (heure allemande) et arrive à Marseille à 12h25.

Le second est le 5308 qui vient de Gènes et comprend le paquebot Imérethie II et les pétroliers Foligno et Bitonto sous escorte des sous-marins allemands UJ 2208, UJ 2210, R 198, R 200 et R 212. Ce convoi entra à Marseille entre 13h10 et 13h40.

Le Protée, ayant perçu un de ses convois, aurait pénétré dans le champ de mines en chassant une position d’attaque.
Côté allemand, le sous-marin ne fut à aucun moment repéré et n’a pas été engagé par les navires de la 6ème Sicherung Flottille.

Pour mémoire, les secteurs ST (Camarat) et SU (Toulon) étaient occupés par le Curie et le Casabianca. Le 25 Décembre, un ordre radio d’Alger prescrivit au Casabianca de relever le Curie qui rentrait à la Maddalena et au Protée de relever le Casabianca devant Toulon.

Le 22 Décembre, le Casabianca coulait devant Toulon l’ UJ 6076 et le 27 Décembre toucha devant Camarat le Chisone qui put être ramené à Toulon. On retrouvera son épave dans un des grands bassins à la libération.

A bord du Protée, la Maitre Timonier, Jean Marie GILLET né à Séné le 7/05/1909 à Moustérian. Le dénombrement de 1921 nous donne la composition de sa famille. Son père était marin pêcheur comme sa mère Jeanne Marie LE GUIL. Il était le cousin de P'tit Jean, passeur à Barrarach. Son acte de naissance porte la mention marginale de son mariage le 2/04/1935 avec Marie Joséphine LE PORT.

1921 GILLET famille Mousterian

1909 GILLET Extrait

Jean Marie GILLET disparait dans l'explosion du sous-marin le Protée au large de Cassis en décembre 1943. Les autorités retiendront la date du départ d'Alger comme date officielle de son décès.

Une plongée effectuée par Henri Delauze à bord du Remora 2000 en 1995 a permis de localiser l'épave au large de Cassis sur la plateau des Blauquières à 130 m de profondeur et a confirmé la thèse avancée par la Marine américaine depuis les années 1950 de l'explosion d'une mine, aucun combat avec un sous-marin allié ne figurant dans les archives allemandes. L'épave e a été déclarée « sépulture maritime » par la Marine Nationale.

Protéé Epave localisée

74 victimes dont 3 Britanniques

Cdt au 19.12.1943 : LV Georges MILLÉ

Etat Major : LV Frédéric. VIÉ - I.M Louis LAUBIE - EV René DUBOIS - EV Robert ETIENNE

Equipage : GILLET Jean - L’HERMITE Jean-Yves - VARLET Georges - CASE Jean - CUFF Pierre - LE FOLL Noël - LABBE Joseph - BURTEY René - RIOU Albert - CATHOU Roger - VILLALARD Frédéric - CAMENEN Joseph - GUENVER Victor - BRIANT Marcel - AUBERT René - PUJOLS André - JOUANJEAN Olivier - LE GOULM Henri - JAGOT Pierre - MARTIN André - BASSARD René - RAVARD - SEBIRE Pierre - LAGAT Jacques - BARBIER Jean - FORTUNY Michel - KERVAREC Mathieu - BUONO François - BULBER Etienne - NICOLAS Albert - PERON Jean-François - CURTET Gilbert - CECCALDI Pierre - JOUAN Auguste - FAROULT Raphaël - LECLEACH Eugène - GIRAULT Emile - QUILLIEN Joseph - PAPENHOFF Georges - JARDIN Pierre - KERLOCH Raymond - BOUVIER Louis - CHAPUIS René - BLANDAMOUR André - BARRES Georges - LEFEBVRE André - VOILLAT Robert - THEVENARD René - POIROT Séraphin - GUILLOU Ernest - LE DUC Joseph - SEILER Auguste - ROUSSEAU Robert - FRELIN André - BONJEAN André - BAZIN Pierre - LABORIE Maurice - ANDRE Louis - LE CHANTOUX Yves - LAMOTTE André - FAVALI André - MOURET Guy - MAGGIOTTI Paul - BARBREAU Marcel - MAURICE Paul - VIAUD Lucien -

Equipe de liaisons Britanniques : Lt Adrian N. DE WAEL - Acting leading signalman USHERWOOD John - Acting leading -télégraphist COLLIER Dennis -

Source : sectionrubis.fr

Protéé Epave 1

Un monument en souvenir de l"équipage du Protée a été érigé à la Seyne sur mer où a été construit le sous-marin. Un Monument National des Sous-Mariniers a été inauguré à Toulon, le 28 novembre 2009

PROTEE photo 163210   

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Marcel Joseph CROLAS [26/05/1923 - 8/11/1944]

Marcel Joseph CROLAS est né à Theix le 26 mai 1923, comme son père Maurice. La famille CROLAS déménage à Séné ou elle déclare l'activité de cultivateur à Kerhuileu au dénombrement de 1931. La famille emploie deux domestiques.

1931 CROLAS famille Kerhuilleu

Quand l'Allemagne Nazie envahit la Pologne, la France puis l'Angleterre déclare la guerre à l'Allemagne nazie. Le jeune Marcel CROLAS n'a que 16 ans. Après l'Armisitice le 22 juin 1940, la Bretagne et Séné sont occupés par les troupes allemandes. Séné abrite même des soldats allemands.

Marcel CROLAS rejoindra De Gaulle en Angleterre et il incorpore le groupe de bombardement II/23 comme mécanicien.

Les escadrons français dans la Royal Air Force, compteront jusqu'à 3 500 Français, dans l'immense majorité des Forces aériennes françaises libres, FAFL. Il y avait le Groupe de bombardement lourd 2/23 Guyenne et le 346th Squadron formé tout deux sur bombardier modèle Halifax en 1944.

Halifax Bomber 2 ExCC

   FAFL insigne

 

hawker hurricane

Le site "Mémoire des Hommes" indique que Marcel CROLAS décède le 8 novembre 1944 à Londer Borough "tué en service aérien commandé". L'acte de décès retranscrit à Séné donne quelques informations supplémentaires, notamment l'orthographe exacte du lieu du décès : Londesborough dans le Yorkshire.

1944 CROALS mort UK

Cette localisation permet de trouver la trace de l'accident d'avion survenu lors d'un exercice entre un bombardier Halifax et un chasseur Hurricane.

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"Au cours de l’après-midi du 8/11/1944, l’équipage du bombardier Halifax DK149 de l’unité 1663 Heavy Conversion, décolla de Rufforth à 14H54 pour entreprendre un vol d’entraînement.
Le vol devait inclure un exercice simulant l’attaque d’un Hurricane contre le bombardier. Cet exercice avait pour but de tester la communication des membres de l’équipage entre eux afin de diriger le pilote pour qu'il prenne des mesures d'évitement.
Aussi les artilleurs tiraient à blanc sur le combattant pour simuler un avion ennemi qui les attaquait.
Au cours de l'exercice, le Hurricane a heurté le Halifax à 15 h 29, ce qui a fait perdre tout contrôle au bombardier.
Malheureusement, aucun des membres de l'équipage de Halifax n'a réussi à se dégager de l'avion avant de s'écraser dans un champ de la plantation de Warrendale, près du village de Londesborough, et tous ont été tués.
Les historiens de l'air Albert Pritchard, Eric Barton et Ken Reast ont localisé de petits fragments sur la surface du site de l'écrasement en 2001 avec l'autorisation du propriétaire, confirmant l'emplacement de l'accident.
Le Hurricane est devenu incontrôlable mais le pilote a réussi à s’éjecter de l’appareil et il a atterri en toute sécurité. L'accident fit 7 victimes :

Pilot - Sgt Alexandre P/R Mauroux FAFL (30972), aged 25. Buried Brookwood Cemetery, Surrey.

Navigator - Lt Robert M L Vial FAFL, aged 31. Initially buried Harrogate Stonefall Cemetery, Yorkshire. Burial location now believed to be in France.

Bomb Aimer - Adj Tustin E Toiron FAFL, aged 30. Initially buried Harrogate Stonefall Cemetery, Yorkshire. Burial location now believed to be in France.

Flight Engineer - Sgt Marcel J M Crolas FAFL, aged 21. Initially buried Harrogate Stonefall Cemetery, Yorkshire. Burial location now believed to be in France.

Wireless Operator / Air Gunner - Sgt Edouard Didier (or Sidier)-Laurent FAFL, aged 24. Initially buried Harrogate Stonefall Cemetery, Yorkshire. Burial location now believed to be in France.

Air Gunner - Sgt Pierre Fernand Delpech FAFL, aged 21. Buried Brookwood Cemetery, Surrey?

Air Gunner - Sgt Jacques J A Tournon FAFL, aged 23. Initially buried Harrogate Stonefall Cemetery, Yorkshire. Burial location now believed to be in France.

Passenger (mechanic) - Sgt Jean B Noyes FAFL, aged 25. Initially buried Harrogate Stonefall Cemetery, Yorkshire. Burial location now believed to be in France.

Nous sommes en novembre 1944, on peut penser que le flight Engeneer CROLAS a sans doute participé aux bombardements durant le D-Day le 6 juin 1944 où tous les bombardiers ont été mobilisés.

Selon son acte de décès, le jeune Sinagot, âgé de 21 ans, était domicilié en dernier lieu à Toulouse Francazal avant de partir pour Londres. Il a fait preuve de courage, d'un sens patriotique exemplaire et a perdu la vie pour nous rendre notre liberté.

Son coprs fut enterré au cimetière de Harrogate Stonefall puis transféré en France, sans précision.

CROLAS tombe

[Vérifier si la tombe au cimetière de la famille CROLAS a cceuilli sa dépouille.]

 

 

1944 Vannes libération

Le Colonnel Bourgouin, commandant le 2° RCP- SAS entre dans Vannes libérée

Bien sûr d'autres Sinagots ont participé aux combats menant à la Libération de la France.

Le Minsitère de la Défense instruit le dossier de chacun des Français ayant combattus dnas les forces de la France Libre.. 

SHD sous série GR 16P

Il est possible de faire une recherche des combattants né à Séné.

GR 16 P 22270 AUDRAN, Léon 23.06.1921 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

GR 16 P 75975 BOTUHA, Jean 04.09.1910 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

GR 16 P 81333 BOURDIC, Robert 03.02.1925 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFL

GR 16 P 99818 CADERO, André Pierre 16.03.1910 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

GR 16 P 149679 CRABOT, Maurice Joseph 19.05.1919 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFL

GR 16 P 156143 DANET, Célestin Ange Marie 13.09.1920 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

GR 16 P 161439 DEBARD, Eugène 27.10.1898 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFL

GR 16 P 191355 DOURS, Guy 02.05.1911 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

GR 16 P 207667 EDY, Roger Olivier 08.07.1910 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

GR 16 P 254725 GICQUEL, Jean Marie 22.09.1926 Séné Morbihan France ??

GR 16 P 269408 GREGAM, Jean 07.02.1916 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFC

GR 16 P 269409 GREGAM, Roger 08.01.1923 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFC

GR 16 P 356895 LE GREGAM, Roger Edouard 08.01.1923 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

GR 16 P 296530 HOUEE, Roger Jean Marie 13.09.1925 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

GR 16 P 346326 LE BIGOT, Gabriel Pierre Marie 06.01.1922 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

GR 16 P 348256 LE BRUN ép. SYLVAIN, Marie 15.11.1919 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFC

GR 16 P 352010 LE DORIOL, Edmond 01.11.1904 Séné Morbihan France ???

GR 16 P 352378 LE DUC, Jean Marie 14.01.1904 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

GR 16 P 354499 LE GAC, Alexis François Marie 13.07.1907 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

GR 16 P 357471 LE GUIL, Edmond 09.04.1926 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

GR 16 P 357717 LE HAY, Jean Marie 10.08.1910 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

GR 16 P 358659 LE LAN, Antoine Mathurin 15.03.1925 Séné Morbihan France ??

GR 16 P 345548 LEBARO, Jean Louis 20.11.1925 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

GR 16 P 347757 LEBREC, Auguste Joseph 23.01.1905 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFC et FFI

GR 16 P 354303 LEFRANC, Jean 03.09.1915 Séné Morbihan France ???

GR 16 P 354309 LEFRANC, Julien Louis Marie 26.10.1912 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

GR 16 P 365968 LEROY, André Pierre Marie 17.04.1928 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

GR 16 P 424122 MOISAN, Louis 08.02.1898 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFC

GR 16 P 445819 NOBLANC, Adrien Victor Marie 16.06.1896 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

GR 16 P 476832 PIERRE, Joseph 31.03.1924 Séné Morbihan France FFL

GR 16 P 500569 RAUD, Constant 13.12.1923 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

GR 16 P 519817 ROPERT, Pierre 14.10.1923 Séné Morbihan FRANCE Homologué FFI

 


Marins de Séné ayant combattu dans les Forces Navales Françaises Libres :

BOURDIC Robert, Joseph , Marie

03 02 1925 SENE (56)

Quartier Maitre timonier 02 07 1941 6R41 5412FN41,

Cdt d'Estienne d'Orves,La Combattante, Amiens , CPL, Arras, Skegness, Base Clyde, HMS Scotia, West Hartlepool, Caserne Birot

Décédé 10 12 1982 VANNES (56)

CRABOT Maurice, Joseph, Marie

19 05 1919 SENE (56)

Matelot gabier 09 03 1942 192 FN42 Cdt d'Estienne d'Orves

Décédé 20 02 2000 SENE (56)

DORIOL Edouard, Toussaint, Marie

01 11 1904 SENE (56)

Cuisinier marine marchande 18 07 1940 Saintonge, Névada, Ville de Majunga, Ville d'Oran

Décédé 15 06 1988 VANNES (56)

LE FRANC Jean, Vincent, Marie

24 08 1905 SENE (56)

Graisseur marine marchande 17 07 1940 Forbin, Jean L.D., Cuba, Fort Binger, Jean L.D.

Décédé 30 12 1972 MOTREUIL (93)

LE FRANC Vincent, Marie

29 04 1919 SENE (56)

Matelot mécanicien 27 04 1943 5876 FN43 marine marchande

Décédé 01 01 2007 SENE (56)

LIONDRE Jean, Léon

28 12 1903 SENE (56)

Chauffeur marine marchande Vannes 5339 Compiègne MPLF,

disparu en mer 12 03 1942

PIERRE Joseph, Marie

31 03 1924 SENE (56)

Quartier-maître timonier 26 06 1941 6291 FN41 Maurienne, Arras, caserne Bir-Hakeim, Curie

RAUD Emmanuel,Adrien, Marie

05 08 1922 SENE (56)

Matelot maître d'hôtel 01 07 1940 145 CAS40 6297 FN41

Daphné II, CPL, caserne Surcouf

Décédé 11 01 2003 TOOTING Wandsworth G-B

RICHARD Louis, Marie

23 04 1897 SENE (56)

Maître d'équipage marine marchande

01 07 1940 Morlaix, Gros Pierre, SNA10

Décédé 08 02 1975 MORLAIX (29)