logo

 

Passage Ile aux Moines LIVRE

Des passeurs de l'île aux Moines à Izenah Croisières 

Article synthèse rédigé en partie à partir de ce receuil de témoignages,  livre toujours disponible chez l'éditeur

Autres sources : Gérard Douguet - Geneanet - Delcampe

 Carte IGN Ile aux Moines

La géographie de l'Île aux Moines a rapidement imposé deux points de passage situés au nord de l'île vars Arradon et vers Vannes, la ville préfecture etce au détriment sud vers la presqu'île de Rhuys.

Au nord, la pointe du Trech était la plus courte voie pour gagner Arradon puis Vannes, d'autant que sous l'Ancien Régime, les habitants de l'île dépendaient de la parroisse d'Arradon. Cependant, entre la pointe d'Arradon et la pointe du Trech, les courants et les vents ne rendaient pas ce passage facile à la navigation à voile ou à la rame et le débardère peut adapté aux gros chargements.

Le passage entre Port Blanc sur la parroise de Baden et la pointe de Toulindac sur l'île, autre nom du Bois d'Amour, c'est également imposé pour les bateaux transportant des marchandises vers l'île. A une époque où les Ilois vivaient presque en autarcie, ces ravitaillements concernaient surtout le bois de chauffage pour les habitations et le boulanger !

familles Pourchasse Le Dugue

A la pointe du Trech:

Vers 1894-1895, un dénommé Jean-Pierre et son épouse Lucie assurent le passage. Plus tard Joaquim Pourchasse reprend l'activité de passeur, un métier physique qu'il transmet à son beau-frère, Ferdinand Le Dugue. A son décès, le service échoie à son beau-frère, Mathurin, le cadet des Pourchasse. Cellui-ci est ensuite transmis à Georges Julien dit Bijou.

Pendant la 2° Guerre Mondiale, Louis Le Layec assure la passage sur son Caprice. Le transit par la pointe d'Arradon se tarira au profit du chenal vers Baden d'autant que la motorisation rendra cette traversée plus régulière et plus courte.

 

Sur le goulet de Toulindac : une activité en héritage

Les précurseurs : Mandart, Le Port et Cadio :

Dans les années 1890, François Mandart et son matelot Joaquim Morice assurent du transport de marchandises et accueillent volontiers des passagers. Ils disposent de deux bateaux, le Port Blanc et le Saint-Joseph. Le fils Mandart, également prénommé François, prendra la succession avec pour bateau la Marie-Ange et pour matelot Louis Georges et ensuite son beau-frère Scélo. Il s'équipera d'un canot à moteur le Bengali II. Son âge à la retraite approchant, il va s'associer avec Joaquim Le Port dit Chim à partir de 1926.Il décède 1932, laissant ces beaux-frères Joachim Le Port et Ange Cadio assurer le transport maritime. Joachim Le Port part en retraite en 1941 et Ange Cadio poursuit l'activité pendant la guerre. A la Libération Joachim Le Port dit P'tit Chim, fils du précédentva poursuivre l'activité jusqu'aux années 1950. Ce dernier s'illustrera dans la résisitance. De son côté, Ange Cadio qui naviguait sur le Saint-Michel, a repris le Bengali II. Un soir de 1957,  il tombe à l'eau en revenant à son bateau et se noye. Le passage, important pour les iliens sera repris par François Bellego.

 passeurs LE PORT CADIO MENTEC BELLEGO

La famille Bellego

Après la disparition de Ange Cadio, François René Bellego, qui s'est marié avec sa niècereprend le fond de commerce et assure la passage avec le Bengali II. Il naviguera également sur la Lucette en 1956. Il assure le passage avec le Bois d'Amour entre l'île aux Moines et la cale de Baden. En 1964, il décède à l'âge de 31 ans et laisse son épouse Marie Thérèse née Mentec qui élève ses deux enfants, Francois 3° et Jean-Vincent. Ces derniers, trop jeunes, le bateau est confié à Gildas Le Mentec [9/1/1941-,  ] leur oncle qui fera le passeur de 1963 à 1980 sur le Bois d'Amour, une coque de 9 m en bois motorisée par un 2 cylindres Bollinder de 22 cv.(photo ci-dessous V1123)

Bois dAmour

En 1968, Marie-Thérèse Bellego fait construire le Compagnon des Îles. François rejoint son oncle en 1972. Puis il quitte l'île pour travailler sur d'autres bateaux.

00 Compagnon des Iles

La famille Thébaud

En 1957, Joseph Thébaud, dit Job est passeur. En 1963, il fait construire l'Ursule, bateau en bois de 11 m, équipé d'une barre à roue, d'une timonerie et d'une cabine à passagers. Il peut alors se dédier à plein temps au service. En 1972, il fait construire l'ïle aux Moines, une vedette de 13m pouvant emmener 75 passagers avec un moteur de 100cv. Son fils Gilbert Thébaud reprend l'affaire familiale avec son père qui arrête en 1973 puis il reste seul à la barre.

La famille Le Gouguec :

Sur le continent, Camille Le Gouguec assure le passage dès 1958 à bord de son 1er bateau La Vague, acheté d'occasion et retapé aux chantiers Guyot à Conleau. Il le dote d'un moteur et d'un taud (toit) pour une capacité de 25 passagers. Il achètera par la suite le Stiren er mor de 45 places aux chantiers Thomas et la Vigilente aux chantiers Guennec d'Etel. Ci-dessous la Vigilente devant le bar-retaurant Le Vigie à la cale de Port-Blanc, Baden.

Famille Le Gouguec

 La Vigilente et bar la Vigie

1976: l'année pivot. Gildas, Le Mentec, Gilbert Thébaud et Camille Le Gouguec décident se s'associer pour partager les créneaux sur le passage et organiser le service. Chacun cependant reste maitre à bord.

En avril 1980,François Jules Bellego reprend l'activité de passeurs; il passera progressivement toutes les certifications : capacitaire, motoriste, locence radio, le permis passager. En 1992 leur mère prend sa retraite, son second fils Jean Vincent devient à son tour passeur.Pour la saison 1991, un nouveau bateau est acheté, le Cote d'Amour, offrant 86 places. Il sera revendu en 1993-94. Le développement du traffic permet d'investir dans de nouveaux bateaux. En 1993, les Le Gouguec sont construire la Fée des Îles pour la saison 1993. On revend la Vigilente et on achète le bateau Iles aux Moines. Vient ensuite la Fée des Îles II de 149 passagers vendue puis la Fée des ïles III cédée au passeur de l'Île d'Arz; Au début des années 2000, le Jules Vernes rejoint la flotte des associés qui se compose en 2003, de bateaux pour les excursions et promenades et pour le service: le Jules Vernes,la Féé des Îles le Bois d'Amour et l'Iles aux Moines.

En 1990, Camille Le Gouguec passe le relai à son fils.

2009, le tournant Camille Le Gouguec, François Bellego, Gilbert Thébaud et Jean-Vincent Bellego rachètent les Vedettes Blanches d'Olivier Lesquel et ses enfants, Gaby et Francis. La compagnie récupère l'Océane, un bateau de 120 passagers. Logo Izenah croisieres

La nouvelle raison sociale est dénomée Golfe Croisières qui deviendra ensuite Izenah Crosières. La compagnie maritime dessert au départ de Larmor Baden, l'Île de Gavrinis et son cairn. Ci-dessous le Riviera Bay, dernière acquisition de la compagnie de Port Blanc en Baden.

Izenah Riviera bay

Le RIVIERA BAY a été construit en 2015 par les chantiers Transmétal industrie (TMI) initialement pour la compagnie Riviera Lines. Il était exploité auparavant par la Compagnie Inter-Îles (basée à La Rochelle) où il assurait des croisières vers Fort Boyard ainsi que vers l'île d'Aix. Il a été racheté par Izenah Croisières pour assurer des croisières dans le Golfe du Morbihan.

Longueur : 24,25 m Largeur : 7,50 m Tirant d'eau : 1,57 m Propulsion : 2 moteurs Cummins de 500 CV Production d'électricité : 2 groupes électrogènes. Possède 1 propulseur d'étrave. Capacité : salon fauteuils à passagers (195 places), salle de restauration (80 places), salon de cocktail (150 places).

 

Les populations des îles du Golfe du Morbihan ont toujours eu besoin de quitter leur île et de maintenir des relations avec le continent. Il faut aller s'y approvisionner; on se rend à la ville pour y vendre son poisson, ses productions agricoles; on doit acheminer sur les îles les courriers, les journeaux. De tout temps, des bateaux ont mis en relations îliens et continentaux.

Avec l'invention du moteur à vapeur puis du moteur diesel, des bateaux plus puissants et réguliers ont remplacé les misainiers, les pêcheurs, les passeurs qui assuraient ces déplacements sur la Petite Mer. Des Bretons dynamiques ont lancé leur propre bateau, leur propre compagnie.

Cet article recense les compagnies qui aux côtés de la Compagnie Vannetaise de Navigation à Vapeur et plus tard des Vedettes Vertes devenues Navix, ont offert aux populations des dessertes régulières, des excursions et des croisières aux touristes.

1957 -Les Vedettes Blanches (François Cartron)

Les Vedettes Gallic (Alexandre Gallic): 

1950 - L'Armement France II - Vedettes Panoramiques (Fernand Calage) Port-Navalo

1970 - Les Vedettes Blanches d'Armor (Lesquel) Baden -Larmor Baden

1968 - L'Angélus (Jean Pasco) Locmariaquer

1972 - Les Vedettes Jaunes (Dreno) Arzal

1985 - Le Georges Cadoudal (Auray)

Le Passeur des Îles

Ces deux listes établies par Gérard Douguet montre le dynamisme du transport maritimes à la fin du XX°siècle. Découvrons l'histoire de ces patrons qui se lancèrent dans le transports de passagers sur la Petite Mer.

1985 Etat desCompagnie maritimes

Mes remerciements à Gérard Douguet pour la consultation de ses archives.

 

Les Vedettes Blanches de François Cartron:

1958 Vedettes Blanches Cartron

 
Blanche neige

En 1957, François Cartron [1923-1993], lance la Compagnie des Vedettes Blanches avec deux navires : le Blanche Neige (photo NB ci-dessus) et la Raymonde II (2° bateau ci-dessous).

LAventureuse La Raymonde Le DOMINIQUE MARINA

Viendront ensuite le Ville de Vannes construit aux chantiers Le Roi à Pont Le Roi et et le Dominique Marina.(photo ci-dessus au 1er plan) (source Gérard DOUGUET). En 1970, l'entreprise rejoindra les Vedettes Vertes (maison mère STM de la Basse Seine) auxquelles elle apportera le Ville de Vannes.

Cartron François genea

1970 rachat Vedette vertes Cartron

Les Vedettes d'Alexandre Le Gallic :

Alexandre Le Gallic assure une liaison entre Vannes et l'Île d'Arz. Sa place de stationnement se situait près de la Place Gambetta côté Séné. Il effecture du transport de passagers et un peu de frêt. Il proposait des dessertes régulières et des excursions avec le Jean-Paul et le Kérino.Le Jean-Paul sera repris par les Vedettes Vertes sous le nom de Er Gazec. Ci-dessous, à gauche le Jean-Paul avec une coque blanche et liseret bleu, aux côtés du Rohazon Breizh de Clage.

Compagnie Gallic

bateau Le Jean Paul

Armement France II - Les Vedettes Panoramiques :

Dans les années 1950, à Port Navalo, Fernand Calage [28/1/1918 Languidic - 28/12/2000 Arzon] et son épouse Yvonne Gillet débutent des visites touristiques au départ de Port-Navalo. La petite compagnie est connue également par le nom de son bateau Armement France II. Dans les années 1970, il fait construire le Rohazon Breizh (photo ci-dessous), par les chantiers SCEN de Concarneau.

Vedettes Armement France II

Sur la carte postale ci-dessous, le Saint Joseph est amarré au quai de Port-Navalo alors que l'Aventureuse des Vedettes Vertes se présente.

Saint Joseph orange Calage

Dans les années 1980, leur 3° fils Thierry Calage (né en 1955) poursuivra l'activité avec la compagnie familiale rebaptisée Vedettes Panoramiques. Le môle de Port-Navalo porte le nom de son père. Avec pour port d'attache Port-Navalo; il propose des excursions sur le Golfe du Morbihan avec 2 bateaux.

Photos ci-dessous. Cette petite compagnie également connue sous le nom "Le Tour du Golfe" sera absorbée par la Compagnie des Îles devenue Navix. Ci-dessous, le Morbihan peint en bleu et le même peint en rouge.


Le Tour du Golfe Vedettes panoramiques

 Cette carte postale Cim montre le Rohazon Breizh qui porte l'ensiegne Armement France II, à sa droite le Saint-Joseph et le Yvon-Jean-Jacques immatriculé V1562. Yvon et Jean-Jacques  [1950-2006] étant les frères de Thierry Calage.

Rohazon Breizh St Joseph Yvon Jean Jacques V1562

 

Les Vedettes de l'Angélus

En 1968, à l'embouchure du Golfe du Morbihan, Jean Pasco [28/5/1938-6/11/2018] lance la Compagnie des Vedettes de l'Angélus à Locmariaquer, dans un secteur où étaient déjà présentes les Vedettes Panoramiques, les Vedettes Blanches, les Vedettes Vertes. Hors saison, il entretien les parcs ostréicoles de son épouse car l'activité de trransport de passagers ne suffit pas.

Cale Guilvin

Tout a commencé dans le bar-café de la grand-mère, qui donne sur l’embarcadère du Guilvin, où bien avant les Vedettes de l'Angélus, débarquaient les passeurs .


C’est dans cet établissement emblématique de Locmariaquer que Jean Pasco installe en 1968 la billetterie de sa compagnie maritime. Jean Pasco, qui était pêcheur a Lorient, venait débarquer le poisson à Locmariaquer. Il a connu sa femme en venant débarquer du poisson chez sa sœur, pêcheuse sinagote.  

LAngelus 2

Il acquiert sa première vedette, L’Angélus I (photo ci-dessus), dotée de 80 places construite à Locmiquélic aux chantier Querrien. C'était le début du développement du tourisme.

Jean Pasco

 

En 1979, le 2e bateau, l'Angélus II (120 places) est acheminé de Marseille par Gibraltar en un périple de neuf jours. Ce bateau plat avec 1,60 de tirant d’eau tint bien la mer durant le voyage dans le Golfe de Gascogne agité. À cette époque, son père, Jean, interrompt son activité de pêche pour démarrer les croisières.

En 2009 la compagnie acquiert L'Angélus III qui propose 193 places pour les passagers.

En 2012, son fils Yann Pasco, qui a toujours vécu à Locmariaquer, prend la succession de son père. En 2017, il dote la compagnie de l'Angélus IV de 196 places.

La compagnie propose des excursions et des dessertes au départ du port de Port Navalo, Locmariaquer et Quiberon.

Logo angelus

Les quatre bateaux de cette compagnie familiale transportent 60 000 passagers par an, pour des promenades dans le Golfe du Morbihan, dans la rivière d’Auray, ainsi que des traversées vers Houat et Hoëdic, l’été. La société est resté fidèle à l’embarcadère du Guilvin, où est également installé le Bar du Golfe, fondé par sa grand-mère, en 1938. Ci-dessous L'Angelus IV.

Angelus IV

La compagnie morbihannaise Les Vedettes L’Angélus a baptisé hier au port du Guilvin, à Locmariaquer, son nouveau navire. Il s’agit de l’Angélus IV, navire à passagers réalisé par Chantiers Navals Bernard et réceptionné par son armateur le 21 juillet. Assurant le trafic touristique dans le golfe du Morbihan et sur l’Île d’Houat, ainsi que la visite de la rivière d'Auray au départ de Locmariaquer, ce bateau de 22.5 mètres de long pour 6.5 mètres de large est entièrement en polyester. 

Classée en 3ème catégorie de navigation, la vedette peut transporter 196 passagers avec un salon fermé pour 72 personnes, une plage arrière pour 36, un pont supérieur pour 72 autres et une plage avant avec 16 personnes. Etudiée pour pouvoir recevoir des personnes à mobilité réduite (l’une des quatre toilettes est notamment adaptée aux passagers en fauteuil roulant), elle dispose d’une billetterie comptoir à l’intérieur de son salon. Elle est également adaptée pour accueillir des manifestations privées ou encore des séminaires.

Doté d’une coque à bouchains avec deux ailerons protégeant les hélices, ainsi qu’une étrave inclinée et légèrement guibrée, l’Angélus IV bénéficie d'une timonerie panoramique afin de faciliter la visibilité, notamment lors des manœuvres d’accostage. 

Côté propulsion, le bateau dispose de deux moteurs diesels John Deere et deux réducteurs ZF avec deux lignes d’arbres et deux hélices cinq pales. Les machines, qui affichent une puissance unitaire de 575cv à 2000rpm installés par Pronocéan (agent John Deere). L’équipement électrique 24Vac ainsi que les systèmes radio et navigation ont quant à eux été installés par la société lorientaise ECCS.

Représentant un investissement de 2.3 millions d’euros pour Les Vedettes L’Angélus, société fondée en 1968 par Jean Pasco, qui a passé la relève à son fils Yann, l’Angélus IV porte la flotte de la compagnie à quatre navires. Les trois premiers sont l’Angélus I (84 passagers), l’Angélus II (120 passagers) et l’Angélus III (196 passagers). « Avec ce nouveau bateau, nous continuerons à développer les activités de passagers en offrant une capacité d'accueil supérieure. En moyenne, 55.000 passagers sont transportés chaque saison d'avril à fin septembre par nos bateaux 

 

Les Vedettes Blanches d'Armor (Lesquel) Baden - Larmor Baden

Olivier Lesquel avait crée en 1970 sa compagnie de transport de passagers sise à Port Blanc en face l'Île aux Moines. Au milieu des années 1980, ces enfants Gaby et Francis prennent la succession de l'entreprise. Il relie notamment le port de Larmor Baden à l'île de Gavrinis et son tumulus.

Etoile du Golfe CP

Dans les années 1985 la flotte se compose du Morbihan, du Saint-Gildas II, de l'Etoile du Golfe (photo ci-dessus) et du Cavalier des Mers. Lors de son rapprochement avec Izenah Croisières, il apporte l'Océane, un bateau de 120 passagers. 

 

Les Vedettes Jaunes à Arzal :

En 1970, pour soutenir le développement du tourisme en Morbihan et apporter de l'eau en suffisance au pays de Vannes, on construit le barrage d'Arzal qui régule également les crues de la Vilaine. Ce nouvel équipement fluvial permet également le début de la navigation touristique sur le fleuve et à son embouchure entre Morbihan et Loire-Atlantique.vedette jaunes arzal logo

Vedettes jaunes

En 1972, M. Dreno fonde la Compagnie des Vedettes Jaunes. Hervé Dréno et sa compagne Nathalie reprennent l'entreprise en 1998. La compagnie dispose d'un bateau-restaurant, le Anne de Bretagne, qui peut accueillir jusqu'à 145 couverts. En 2024, Nathalie décède subitement. La Navix , qui était entrée au capital des Vedettes Jaunes, en prend le contrôle en 2025.

Le Georges Cadoudal :

Goerges Cadoudal bateau restaurant

En 1985, le projet d'un navire de croisière gastronomique, dont Auray sera le port d'attache, se présente sous de bons auspices. Il a le soutien de la municipalité et l'agrément de l'administration des Affaires Maritimes et du Conseil Général. Le porteur du projet, Gérard Evenas, présente des garanties. Armateur de pêche, il est propriétaire de deux chalutiers. C'est un navire panoramique et gastronomique conçu pour naviguer dans le golfe du Morbihan qu'il fait construire aux chantiers Chauvet, à Paimboeuf

Un millier de spectateurs enthousiastes assistent à l'arrivée du navire au port d'Auray, le mercredi 1er avril 1986. Flambant neuf, il a belle allure, « sa forme évoque celle d'un yacht ». Long de 35,5 m et large de 9 m, il peut accueillir 200 passagers. Des « portes ouvertes » sont organisées le week-end suivant son arrivée.

Le Georges Cadoudal peut alors commencer sa première saison de navire gastronomique. Les passagers sont installés dans une vaste salle de restaurant avec vue panoramique sur le Golfe du Morbihan. Une autre compagnie de navigation morbihannaise effectuant des croisières gastronomiques fait déjà des escales au port d'Auray.Elle a proposé un partenariat pour permettre le remplissage du navire, mais Gérard Evenas l'a rejeté...

Hélas, de mauvais choix en infortunes, l'aventure tourne court.
L'équipage est finalement licencié et l'armateur condamné à indemniser les personnels « pour un montant total de près de 250.000 francs ». Le bateau n'aura croisé dans le Golfe du Morbihan qu'une seule saison.

show boat

La bateau sera racheté par des entrepreneurs corses et posté au large de Porto-Vecchio sous le nom de Show-Boat de 2010 à 2022. La Corse permet d'amortir le bateau sur un plus grand nombre de jours.

vignette 22830

La fin du navire sera aussi rocambolesque que son éphémère navigation dans le Golfe du Morbihan. 

L’ex-Show Boat, un navire de croisière restaurant de 35 mètres, était en phase démantèlement à Porto-Vecchio, en octobre 2024, quand il a, a priori, été victime d’un incident. La coque a dérivé pour venir s’échouer sur les rochers de la Pointe Capicciola, sur la commune de Zonza, au nord-est du golfe de Porto-Vecchio. L'épave repose désormais à plat sur un fond rocheux, par 9 mètres de profondeur, dans une zone particulièrement fréquentée à l'approche de l'été

Considérée comme un danger pour la navigation, l'environnement et les activités nautiques, elle a donné lieu à plusieurs démarches officielles restées sans suite satisfaisante.

Le préfet maritime de la Méditerranée a ainsi adressé deux mises en demeure au propriétaire, suivies de plusieurs relances par la Direction de la mer et du littoral de Corse (DMLC), afin qu'il procède aux mesures nécessaires pour supprimer le risque. Les tentatives menées avec l'appui d'une société spécialisée n'ayant pas permis d'atteindre les objectifs attendus, une intervention d'office a été décidée.

Coordonnée par la DMLC, sous l'autorité de la préfecture maritime, une opération technique aura lieu du 2 au 10 juillet 2025 pour neutraliser le danger représenté par l'épave, notamment en ce début de saison estivale.

Le Passeur des Îles :

En 2006, le Ghysolva, navire qui assurait la liaison vers l'Île d'Arz, est racheté par deux associés : François Perrus et Jérôme Morverand. Après avoir rassemblé les 25 000 € nécessaires pour le rachat du navire, le directeur de la Navix de l’époque, Gérard Douguet, a proposé aux associés de laisser le Ghysolva à son corps mort à Conleau le temps qu’ils puissent créer leur entreprise pour exploiter le bateau. La société, créée en février 2007, a été nommée « le Passeur des Îles" et exploite alors deux navires : un vieux gréement « Jules Marguerite » et le Ghysolva. Lors du carénage du Ghysolva avant la saison, il a été renommé « Le Passeur des Îles ».Passeur des ïles logoDébut juillet 2007 la nouvelle compagnie maritime exploite une liaisons entre Kerners et l'Île aux Moines avec le Passeur des Îles.

PassAvel

En 2025, les associés du Passeur des Îles, Jérôme Morverand, Ronan Le Borgne et Henri Louis mettent à l'eau le Pass’Avel, premier bateau hybride de la compagnie d'une capacité de 60 passagers.

La liaison maritime vers l'île d'Arz

Le Passeur des Îles

Article alimentés par ces sources : 

https://courriersdefrance.blogspot.com/2018/03/

https://courriersdefrance.blogspot.com/2020/06/barge-belure-bateaux-bus-du-golfe.html

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.1186114848087198.1073741859.1032071713491513&type=3

 

Au tout début des années 1970, la desserte de l’Île d’Arz au départ de Conleau était assurée à l’année par le passeur Emile Noblanc.

Emile NOBLANC

Les départs étaient irréguliers. Le marin assure une rotation le matin et le soir pour le courrier et deux autres en fin de matinée et début d’après-midi. Suite à des soucis de santé, Emile Noblanc a dû stopper ses activités. Afin de reprendre la liaison à l’année entre Conleau et l’Île d’Arz, deux iledarais, Jean-Paul Marchienne et Michel Le Bono se sont associés et ont fait construire chacun de leur côté une petite vedette en bois de moins de 10 mètres, pouvant transporter jusqu’à 40 passagers.

Vedette Yann Iledarz

3 Ghysolva 1

Les deux vedettes, commandées auprès du chantier Rameau d’Étel, ont été respectivement nommées Sylvie Emmanuel (ci-dessus en blanc près de la cale de Béluré) et Yann.(ci-dessus près de la cale de Port Navalo) Livrées en 1971, elles assuraient un service avec des horaires fixes et respectés.1991 08 bateau didroux

Plus tard, Jean-Paul Marchienne a décidé de se consacrer au transport de marchandises et a vendu le Sylvie Emmanuel à Jean-Claude Le Dirdoux. Renommé Ghysolva, la petite vedette continue ses aller-retour entre le continent et l’Île d’Arz. 

En 1989, un bateau spécifique, la Béluré, est mis en service pour asurer le transport de marchandises et matériaux. José Le Guil [1940-2024] en est la patron.Elle remplacait une ancienne barge de plus petite capacité datant des années 1960/1970.

Au cours des années 1990, la liaison continent-Île d’Arz a été prise en charge par le Département du Morbihan qui a placé l’exploitation de la ligne Séné-Conleau-Île d’Arz en une Délégation de Service Public (DSP). Jean-Claude Le Didroux et son associé Patrick Gillard, conserveront l’exploitation de la ligne jusqu’à la retraite en 1998 de Le Didroux. Les associés achètent aux Vedettes de Bréhat l'Ener Vriad qu'ils renomment l'Enez Arz.

Au fil de leau Passeur arz

Au 1er janvier 1998 la délégation de service public est reprise par la société « Au fil de l’eau » (dit aussi Passeur de l’île d’Arz), compagnie créée par Oliver Le Bris, ancien skipper. Elle a possédé 4 navires (Le Ghyslova, l’Enez Arz, l’Enez Baudig et l’Enez Bihan).

En août 2005, la compagnie Le Passeur de l’Île d’Arz est reprise avec 3 navires par le groupe Naviland (Navix-Compagnie des Îles) car le directeur de la société décide de jeter l’éponge par manque de rentabilité et du peu d’aides proposé par le Conseil Général pour permettre à la compagnie de survivre. 

Cependant, au 1er janvier 2006, la Navix n’a pas été choisie pour reprendre l’exploitation de la ligne durant 5 ans. Le Ghysolva a été mis en vente tandis que les deux autres navires, l’Enez Arz et l’Enez Bihan ont été transférés à la Compagnie des Îles et à Croisières Inter-Îles, compagnie du groupe Navix.

1969 CTM buro

La délégation de service public est acquise par la Compagnie du Golfe (groupe CTM/Connex, devenue Véolia Transport) avec deux vedettes d’occasion, les vedettes Tadorne et Avocette.

Finistmer logo

Bateau IledArz

En janvier 2012, Bateaux-bus du Golfe, filiale de la société finistérienne FINIST'MER, décroche la délégation de service public pour deservir l'ïle d'Arz pour une durée de 7 ans.  Elle investit au passage 1.2 M€ dans un 12° bateau baptisé l'Ile d'Arz.(photo ci-dessus) et reprend l'ensemble des 12 salariés de la Compagnie du Golfe, filiale de Véolia qui l'exploitait jusqu'alors la liaison. Le reste de l'activité de la Compagnie du Golfe est acquis par la Navix.

En juillet 2021, la Compagnie Maritime Bretonne, nouvelle maison mère de la Navix,  rachète au groupe finistérien Kersea (Ex Finis'mer) son activité dans le Morbihan, les Bateaux-bus de l’île d’Arz (à la fin du contrat de délégation de service public) et les Vedettes du Golfe. Avec 4 bateaux en plus, la NAVIX détient désormais le monopole du transport de passagers à la gare maritime de Vannes avec notamment la délégation de service public assurant quelque 300 000 passagers par an pour l’île d’Arz.

 

Liste des navires ayant effectué la liaison Vannes-Séné-Ile d'Arz

Navires de la compagnie « Au Fil de l’Eau » :

Le Ghyslova : Construit en 1971 au chantier naval Rameau (Etel), il est le navire emblématique de l’Île d’Arz. L’ayant desservit tous les hivers de 1971 à 2006, il a connu une longue carrière, mais navigue toujours dans le Golfe du Morbihan durant la période estivale pour le compte de la société Passeur des Îles, dont il reprend désormais le nom. Long de 9,30 mètres, il peut transporter au maximum 40 passagers. Ci-dessous sous les couleurs du Passeur des Îles.

Le Passeur des Îles

L’Enez Arz : C’était une vedette à passagers en bois construite dans les années 1980, elle a assuré le service entre l’Arcouest et l’Île de Bréhat pour le compte des « Vedettes de Bréhat » (sous le nom d’Enez Vriad) puis est revendu dans les années 1990 à la société Au Fil de l’Eau. A la fin de l’exploitation de la DSP du Passeur de l’Île d’Arz, l’Enez Arz est repris par la Compagnie des Îles en 2006. Il a été détruit par un incendie à Concarneau en 2013 alors qu’il était en carénage. Longue de 19 mètres, elle pouvait transporter 150 passagers.

 

L’Enez Baudig : C’était une vedette en bois exploitée par la Société Au Fil de l’Eau (acquise par la compagnie en mai 1999) avec le Ghysolva et l’Enez Arz. Il assurait la liaison avec l’Île d’Arz avec l’Enez Arz durant la période estivale. Longue de mois de 20 mètres, elle pouvait transporter 85 passagers. L’Enez Bihan : Catamaran construit en 1993 et acheté par la société « Au Fil de l’Eau » en 2004. Il peut transporter 194 passagers à la vitesse de 12 nœuds. Il appartient aujourd’hui à la compagnie Inter-Îles qui l’exploite pour faire des croisières au départ de Boyardville (Oléron), sous le nom de Saurine. Long de 18,30 mètres, il peut transporter 196 passagers à la vitesse de 12 nœuds.  Ci-dessous au passage devant l'échelle à marée de Séné.

Enez baudig Copie

Navires de la Compagnie du Golfe :

 Tadorne : Vedette en polyester construite en 2002 pour le compte des Vedettes des 7 Îles (Côtes d’Armor), sous le nom d’Oiseau des 7 Îles. Rachetée en 2006 par la Compagnie du Golfe pour effectuer la liaison avec l’île d’Arz depuis le continent sous le nom de Tadorne. Aujourd’hui, elle se nomme le Brestoä, et assure des liaisons et des promenades dans la rade de Brest depuis 2014. Longue de 20 mètres, elle peut transporter 140 passagers à la vitesse de 20 nœuds. Ci-dessous à la cale de Conleau-Vannes

Tadorne Conleau

Avocette : Présente au sein de la flotte de la Compagnie du Golfe de 2006 à 2009, elle était la vedette de réserve avant l’arrivée du Sterne en 2007. Elle a été vendue fin 2009 à un armateur basque sous le nom de Nivelle V. Elle assure des croisières des croisières au départ de Saint Jean de Luz en période estivale. Longue de 19,20 mètres, elle transporte 98 passagers à la vitesse de 14 nœuds.

Nivelle 5 Ex Avocette

Sterne : Vedette construite en 2007 pour le compte de la Compagnie du Golfe pour assurer la liaison avec l’Île d’Arz pour remplacer le Tadorne qui devient le navire de remplacement/supplément. Depuis la fin de la délégation de service public détenue par la Compagnie du Golfe, le Sterne est désormais utilisé pour faire des croisières dans le Golfe du Morbihan. Longue de 21,07 mètres, elle peut transporter 156 passagers à la vitesse de 17 nœuds.

Sterne port Vannes

Navires des Bateaux-Bus du Golfe :

Heb Ken : Vedette construite en 2000 sous le nom de Fou de Bassan pour le compte des Vedettes des 7 Îles de Perros Guirec. Vendue en 2004 aux Vedettes de Bréhat et renommée Guerzido. Rachetée par la Compagnie du Golfe en 2010 pour remplacer l’Avocette, revendue à un armateur basque la même année. Les Bateaux-Bus du Golfe le rachètent fin 2011 pour lancer leur activité le 1er Janvier 2012. Avec l’entrée en service de l’Île d’Arz en 2013, le Guerzido est renommé Heb Ken et assure désormais des croisières sur le Golfe du Morbihan. Longue de 19,50 mètres, elle peut transporter 140 passagers à la vitesse de 20 nœuds.

Heb ken Ex Guerzido

Trentemoult 2 : Petite vedette en bois appartenant à Marine & Loire et assurant le remplacement des Navibus de Nantes ou des croisières sur la Loire. Notons qu’il a passé 2 ans (de 2012 à 2014) au sein des Bateaux-Bus du Golfe pour assurer des croisières dans le Golfe du Morbihan ou la ligne Île d’Arz-Continent. Longue de 17,50 mètres, elle peut transporter 85 passagers à la vitesse de 15 nœuds. Île d’Or : Vedette en bois construite en 1972 sous le nom de Île du Château d’If, elle a assuré un temps la liaison entre Marseille, le château d’If et l’Île du Frioul, avant de rejoindre les îles d’Hyères sous le nom d’Îles d’Or XVI pour le compte de la compagnie « Vedettes Îles d'or et Le Corsaire ». Rachetée en 2012 par les Bateaux-Bus du Golfe et assure désormais la liaison avec l’Île d’Arz depuis Vannes et Séné en doublure du Guerzido puis de l’Île d’Arz (à partir de 2013). Longue de 22,60 mètres, elle peut transporter 168 passagers. Île d’Arz : Vedette construite en 2013 au chantier Pierre Gléhen à Douarnenez pour le compte des Bateaux-Bus du Golfe, elle a été dessinée par le cabinet d’architecte nantais HT2, sur les plans des Navibus « Ile de Nantes » et « Chantenay », en été toutefois un peu plus longue mais moins puissante. Assure à l’année la liaison Vannes-Séné-Île d’Arz, elle est longue de 20,18 mètres et peut transporter 120 passagers à la vitesse de 11 nœuds.

Trentemoult 2

Béluré : Barge construite en 1989 pour remplacer une unité de plus petite taille, Béluré assure le service de marchandise entre Séné Barrarac’h et l’Île d’Arz. Longue de 17 mètres, elle peut transporter 30 tonnes de marchandises et 6 passagers à la vitesse de 10 nœuds.