wiki sene logo

vendredi, 07 juillet 2017 17:10

Les passeurs de Conleau, une histoire de familles

Le territoire de notre commune Séné est une presqu'île coudée entre les rivières de Vannes et de Saint Léonard, avec une pointe aujourd'hui nommée Port-Anna, hier Bellevue ou Langle. Cette géographie particulière a dessiné des retrécissements sur chacune des deux rivières, le passage de Montsarrac à Saint-Armel et le goulet de Conleau entre la presqu'île de Langle à Séné, le village de Moréac en Arradon et l'île de Conleau à Vannes. Ces deux étroits canaux d'eau salée étaient prédisposés à accueillir des embarcations pour en assurer la traversée régulière et offrir aux populations un raccourci maritime.

Carte de 1882 : la digue de Conleau figure ainsi que les "gois" pour atteindre Boedic et Boëd, tout comme le Pont Lisse et la cahute de garde de Barrarach.

1882 Conleau Langle

Yannick-ROME raconte dans son livre intitulé "Le passage de Saint Armel à Séné" l'histoire d'une communication maritime entre Vannes et la Presqu'île de Rhuys passant par le territoire de Séné. Le passeur permet un raccourci pour les laboureurs et les éleveurs se rendant à Vannes les jours de marché. Conscient de l'importance du service rendu, les autorités sous l'Ancien Régime et jusqu'à aujourd"hui vont organiser l'activité de passeur sur le Domaine Maritime qui sera soumise régulièrement à adjudication.

Mais qu'en est-il de l'autre "passage" du goulet de Conleau? Qui furent les "petits passeurs" de Langle ? Que peut-on apprendre des archives à leur sujet ?

De la digue à la cale...

S'il est difficile de dire à quand rémonte les premiers passeurs de Barrarach, nous avons cependant une trace de la construction de la cale en bas de la butte de Bellevue.

"Un rapport des Ponts et Chaussées de 1885 signale l´existence à la pointe de Barrarac´h d´une mauvaise cale en pierres sèches construite par les habitants. Deux inscrits maritimes, [c'est à dire des jeunes matelots enregistrés par l'administration de la Marine] assurent la traversée et entretiennent sommairement l´ouvrage pour le passage des piétons de la presqu´île de Séné vers l´île de Conleau et Vannes".

Il semble que dès la fin du XIX° siècle , il y avait un flux assez régulier de piétons à faire traverser, pour poster des jeunes recrues et assurer un service de passage.

En effet, à partir de 1876, les nouveaux propriétaires de l'île de Conleau, François ROUILLE et Jean Baptiste PAVOT font faire réaliser une digue en dur afin de faire de Conleau une destination touristique.

Conleau n'est accessible qu'à marée basse et le lieu arboré offre une belle plage connue sous le nom de Grenouillère.

Conleau Grenouillere vers 1900

Une piscine d'eau de mer est aménagée; Un nouveau café est construit et Conleau accueille un casino. On installe sur les bords de la plage des cabines de plage. Les régates se développent de part et d'autre du goulet. On construit une estacade en bois qui sera remplacé plus tard par la cale en pierre toujours présente, pour permettre aux voayageurs de débarquer à toute heure.

Conleau Nouveau café   Conleau Vannes piscine XIXs.jpg 

Vue de Conleau avec le nouveau café, les cabines de plage et sur l'eau dans sa barque un passeur ou une passeuse ?

conleau 3

1890 juin Casino Conlmeau FETE  1895 mai Conleau Regate

Dès lors, cette digue qui rattache Conleau au continent, offre aux Sinagots du fond de la presqu'île de Langle, une possibilité de raccourci pour aller jusqu'à Vannes pour peu qu'un bateau les fasse passer sur l'autre rive. Dans l'autre sens, ces aménagements amènent des visiteurs à Conleau. Ces derniers peuvent être tentés de gagner la butte de Bellevue ornée de sa patache des douaniers, de sa croix et offrant un beau point de vue sur le goulet de Conleau. 

 Conleau Bellevue Croix

  Conleau Guérite Bellevue

Pour améliorer la desserte entre Langle et Conleau, une vraie cale est contruite en 1895, sous le mandat du maire Jean Marie LE REBOURS, ancien adjoint qui succédait à François SURZUR démissionnaire pour raison de santé, élu républicain, sans doute l'initiateur du projet.

L'inventaire des monuments de Bretagne dresse une description de la cale : "L´ancienne cale du passage de Barrarac´h mesure 38 m pour une largeur de 2,5 m. L´ensemble est réalisé en beaux moellons de granite soigneusement assemblés. Elle a subi une réfection sur une trentaine de mètres et son extrémité a été exhaussée d´un mètre. Un escalier de trois marches a été aménagé au musoir et un terre-plein de 5 m de côté a été accolé à la cale pour servir de lieu de dépôt pour les marchandises." 

Barrarach cale

La construction de la cale de Barrarach va accélérer le cours des choses et permettre aux marins de Séné et de Vannes d'organiser un service de passage entre les deux communes et plus loin les iles de Boëdic et d'Arz...

En 1899, l'île de Conleau est vendu à M. Laporte.

Les Loiseau et Ridan, bateliers à Séné...

La consultation attentive du dénombrement de 1886, permet de repérer une famille qui déclare l'actvité de batelier. La famille de Joseph LOISEAU est installée à Langle. Né à Elven  le 1er janvier 1821, il est descendu sur la côte et a épousé le 24 août 1856, Françoise LE FRANC, né le 19/11/1829 à Langle au sein d'une famille de pêcheurs. Les "Loiseau" seront passeurs à Séné pendant trois générations.

1886 LOISEAU Langle battelier

Malheureusement le dénombrement de 1886 est incomplet. Celui de 1891 nous donne le noms de deux autres familles de "bateliers".

A Cadouarn, Perrine NIO a perdu son mari, Vincent Pierre LE MAY et à la naissance de sa fille Zélie en 1888, la mention enfant posthume est indiquée sur l'acte de naissance. Le couple était pêcheur et pêcheuse à Cadouarn. La veuve va changer d'activité comme nous l'indique le dénombrement de 1891. Elle est batelière à l'âge de 37 ans. Cette nouvelle activité semble plus adaptée à la charge de cette jeune veuve avec 3 enfants. Au dénombrement de 1901, elle et ses filles désormais grandes sont toutes pêcheuses.

1888 LE MAY papa décédé

1891 Mme NIO veuve LE MAY batelière Cadouarn

Peinture : Le fille du passeur par Emile Adan (Emile Binoche 1839-1937) environ de Vaux Yonne 1883

La fille du passeur Vaux Emile Adan 1883

Une autre famille de bateliers vit à Moustérian en 1891. Les Ridant ou Le Ridan seront passeurs pendant trois générations : Mathurin RIDANT, sa fille Marie Julienne RIDANT et la cousine de sa fille Pascaline MIRAN, épouse de P'tit Jean.

1891 Mousterian LE RIDANT Batelier

La consultation de la presse numérisée des Archives du Morbihan permet de retrouver des articles de presse où les noms des premiers passeurs apparaissent. Ainsi, ces articles de 1896 et 1897 nous indiquent que l'essor de l'activité de passeurs concerne tout le Golfe du Morbihan. Les débuts sont parfois tragiques car ces marins ne savent pas tous nager !

1896 1897 Noyade Passeur

Les Morio défendent leur activité...

Un autre article du Courrier des Campagnes daté du 15 mars 1896, relate un savetage au crédit du passeur dénommé Morio.

1896 Morio Conleau sauvetage

Au dénombrement de 1886 à Séné, une famille MORIO est recensée. Jean Louis MORIO ne déclare pas encore l'activité de passeur. Il faudra attendre le dénombrement de 1901 pour que le métier de passeur soit revendiqué.

1886 Morio x Lhote marin Séné

1901 Barraach MORIO Passeur

Jean Louis MORIO est né le 5 février 1849 à Montsarrac. Son père est marin et sa mère ménagère. Il se marie le 13 avril 1873 à Séné avec Marie Anne LHOTE, née à Baden le 28/09/1848, et installée à Montsarrac comme tailleuse.

Jean Louis MORIO était le frère de Sylvestre Louis MORIO, engagé dans la marine, et qui fit le tour du monde sur l'Astrée (lire article). En 1896, à l'âge de 47 ans, Jean Louis est donc passeur à Barrarach.

Cependant il va perdre "sa charge" en cette fin du XIX°Siècle......

Un article du journal L'Arvor daté du 19 mai 1899, nous rapporte une rixe entre les familles MORIO et LE GUIL qui se disputent la clientèle.

1899 LE GUIL MORIO castagne  1899 05 17 Morio Le Guil passeur

Au delà de l'anecdote, le second article qui commente le procès qui s'en suivit, nous informe de l'origine de la rivalité en les Morio et les Le Guil.

On comprend que le propriéraire de l'ïle de Conleau a retiré à Jean Louis MORIO et ses deux enfants, le soin d'assurer le passage entre les deux rives. Quel était la réglementation de l'époque de cette activité de transport sur le Domaine Maritime? Les Morio sont amers car ils ont été remplacés par les Le Guil établis sur l'île de Boëd. Le journaliste ajoute que 14 passeurs (parents et enfants) cohabitent entre Conleau et Langle.

Photo : Passage de Conleau à l'Angle

Passage Conleau à lAngle

Les Le Guil s'imposent comme passeurs...

François LE GUIL [1792-1865] natif de Berric s'est établi avec sa famille comme jardinier pour le compte du propriétaire de l'île de Boëdic. Il vient à Séné avec ses 3 garçons : Julien [1822-1904], Jean-Pierre [1832-   ] et Jean-François [1825-1885] qui se noiera en traversant à la barque le chenal entre Langle à Boëdic. 

1885 04 25 Boedic noyade

Vers 1897, Charles PANCKOUKE, propriétaire de l'île de Boëdic fait contruire une cale en dur.  Julien Marie, un des enfants de Jean-Pierre LE GUIL sera passeur pour relier notamment Böedic à Conleau. 

Au dénombrement de 1901, on retrouve la famille de Jean-Pierre LE GUIL installée au bourg de Séné. Cependant leur fils Jean Marie, né le 17/05/1878, qui finit son service militaire et Julien Marie, né le 2/04/1873, qui est installé comme passeur à Conleau ne figurent pas sur le resencement.

1901 LE GUIL pèer mère Bourg

En effet c'est Julien Marie LE GUIL, né le 2/04/1873, qui se lance dans l'activité de passeur au retour de sa conscription vers 1894-95. Il croise tous les jours ou presque Marie Françoise LOISEAU, de 7 ans son ainée, née le 4/02/1866 à Séné. La fille du vieux passeur Joseph LOISEAU [1821-1895] a soulagé son père ces dernières années et finit par le remplacer à son décès en 1895. Elle n'a pas vu les années passer.  Chacun sur son canot, on se croise, on discute. Les deux passeurs de Séné finissent par s'épouser le mardi 1er mai 1900. Le muguet a dû fleuri cette noce maritime. Le jeune couple s'établira à Conleau comme nous l'indique le dénombrement de 1901.

1901 LE GUIL Conleau Vannes

 

Le jeune couple s'installe dans une barque aménangée, un "camping-boat",  près du cabaret de Conleau, l'actuel bar Le Corlazo.

Vers 1900 LE GUIL barque aménagée

1900 ca LE GUIL barque Conleau

La communauté de passeurs cohabitent cahin caha comme en témoigne cet article de presse daté de mai 1900 et celui de L'Arvor de d'août 1905. Les familles Loiseau, Morio, Le Guil exercent le métier de passeurs entre Conleau et Langle.

 1900 05 27 Passeur Conleau noyade   1905 4 aout Loiseau passeur 

Peinture : Marcel Jacquier 1877 1957 Passeur à Douarnenez

marcel jacquier passeur 1877 1957

1905 Jean Lulien passeur Ile dArz  1906 juin LOISEAU décoré sauvetaur

 

Courant août 1905, François Marie LOISEAU récupère sur son canot Travailleur deux personnes qui allaient se noyer. Il reçoit en septembre 1906 une récompense du Ministère de la Marine.

Cet autre article du Phare de Bretagne daté de novembre 1905, semble confirmer que le propriétaire de l'ïle de Conleau, à cette époque M. Laporte, autorise le passeur à accoster sur son île. Julien JAN sur son côtre "La Victoire" est aussi passeur entre l'ïle d'Arz Conleau.

Le dénombrement de 1906 nous indique que le couple LE GUIL LOISEAU s'est installé à terre au plus près de la cale de Barrarach. En effet, les voilà parents d'un petit garçon, Jean Marie née le 16/02/1903.

1906 Barrarach Passeur Le Guil

Un autre couple de passeurs vit non loin au village de Langle. Il s'agit de François LOISEAU et de sa femme Marie Louise LE ROY qui déclare l'activité de passeuse. François et Vincent sont les enfants de Joseph Pierre LOISEAU. Ils ont chacun épousé une fille de Patern LE ROY. Vincent à épousé Jeanne Marie le 11/10/1887 et François, Marie Louise, le 25/101898.

1906 Bellevue Passeur LeRoy

LE GUIL cogne dur...

Cet article de L'Arvor daté d'avril 1906 nous apprend que LE GUIL cogne dur. Il écoppe d'une amende 16 francs pour s'être bagarré avec M. Jamet manoeuvre chez Laporte, le propriétaire de l'île de Conleau. A la faveur de cet article, on notre que Jean Louis MORIO est toujours passeur et qu'un certain Jan, est également passeur.

1906 Le Guil tribunal

On ne sait lequel des frères LE GUIL a cogné. En effet, Jean Marie est aussi passeur à Conleau. D'ailleurs, il est victime d'un vol en mars 1907 comme le rapporte le journal Le Courrier des Campagnes. 

1907 LE GUIL victime dun vol

 Cette même année, Jean Marie LE GUIL épouse le 21 octobre 1907 Marie Josèpje MORICE qui déclare le jour de son mariage le métier de passeuse. Etait elle déjà installée à son compte ou bien adopte-t-elle le métier de son futur époux ?

1907 LE GUIL x MORICE passeuse

Au dénombrement de 1911, Julien Marie LE GUIL et sa femme Marie Françoise LOISEAU déclarent l'activité de passeur et passeuse. Son frère, Jean Marie LE GUIL déclare le métier de marin aux cotés de sa femme Marie Josèphe MORICE. François LOISEAU déclare l'activité de passeur aux côtés de sa femme Marie Louise LE ROY.

Une nouvelle famille apparait avec l'activité de passeur. Il s'agit de Jean Pierre MIRAN et de son épouse Marie Julienne RIDANT qui sera connue sous le surnom de "Comenon".

1911 Miram x Le Ridant passeur

Photo : Marie Julienne RIDANT mariée MIRAN source Le Pays de Séné

Marie Julienne RIDAN Comenon

Pour ses 95 ans, le bulletin paroissial Le Sinagot fera un article sur la doyenne de Séné en 1969. Elle décèdera à près de 100 ans, le 5 janvier 1973, tout de même !

1969 08 30 Mme Miran née LE RIDANT 5 01 1973

 A la veille de la Première Guerre Mondiale, plusieurs familles vivent de l'activité de transport maritime. Le métier de passeur n'est pas sans danger comme nous l'indique cet article du Courrier Morbihannais d'aout 1913 ou Julien LE GUIL faillit perdre la vie.

1913 LE GUIL Julien rescapé

Les cinq Marie rament sur leur canot.....

Après guerre l'activité de passeur et passeuse reprend comme nous l'indique le dénombrement de 1921. Les femmes constituent le principal effectif de la profession bien ancrée à Séné.

Marie Josèphe MORICE, 43 ans, épouse LE GUIL Jean Marie déclare être passeuse; Marie Françoise LOISEAU, 55 ans, et son marie Julien LE GUIL sont tous deux passeurs à Barrarach; Marie Louise LE ROY, 51 ans, dit être passeuse et son époux François LOISEAU dit être pecheur, tous deux vivent au Meniech; Marie Julienne RIDANT, 47 ans et Jean Pierre MIRAN sont tous deux passeurs et vivent à Canivar'ch. La benjamine,  Marie Louise DANET, 35 ans, déclare être passeur aux côtés de son marie Francis MORIO marin.

La communauté des passeurs de Langle est endeuillée au début de l'été 1923. Julien Marie LE GUIL tombe à l'eau et meurt sans doute d'hydrocution. 10 ans plus tôt déjà il faillit mourrir noyé.. Sa veuve Marie Josèphe et P'tit Jean continuent leur métier...

1923 Le Guil Julien noyé

 1926 LOISEAU x LE ROY et LOISEAU x GREGAM

 Au dénombrement de 1926, on retrouve à peu près le même effectif de passeurs et passeuses.  Pascaline MIRAN en épousant le 13/09/1927 Jean Marie LE GUIL, rejoindra la communauté de passeurs de Langle à Conleau. Bien que mariée à Louis LOISEAU depuis le 20/04/1914, Marie Josèphe LE GREGAM ne déclare pas encore l'activité de paseuse mais de pêcheuse.

Photo :Pascaline MIRAN mariée LE GUIL sur sa barque

PASSEUR Pascaline MIRAN LE GUIL BIS

En novembre 1931, François Marie LOISEAU qui exerce l'activité de passeur tombe à l'eau comme nous le rapporte cet article de presse. Il décède le mois suivant. Son frère Vincent,  âgé de plus de 70 ans, exerce encore l'activité et accompli encore un sauvetage comme nous l'indique cet article de presse de 1933 et en 1935.

1931 nov passeur Loiseau  1931 Loiseau François Marie décès

 

Photo : passagers débarquant à la cale de Conleau

Conleau cale pierre débarquement

1932 1935 Loiseau sauvetages

Ce sont les enfants de Vincent LOISEAU qui continueront l'activité de passeur. Jean Louis [3/09/1891 - 17/11/1977] surnommé "Grillu" passera à bord du misainier Liberté; Son frère, Louis Marie [né le 4/10/1888] dit "Louis Ho" à bord du canot Mon Rêve; la belle-fille, Marie Josèphe LE GREGAM, épouse de Louis Marie, [2/03/1890-2/08/1990] et le cousin Joseph LEROY [25/07/1888-2/02/1981] permétueront le flambeau des bateliers LOISEAU initié par leur aÎeul Joseph Pierre LOISEAU.

Photo : Marie Josèphe LE GREGAM source La Pays de Séné.

Marie Josèphe LE GREGAM Passeuse

Le développement des transports rendra moins nécessaire un service régulier entre Langle et Conleau. Avec la troisème génération de passeurs et passeuses, Jean Marie LE GUIL [16/02/1903-20/08/1983] dit P'tit Jean depuis la cale à Barrarach dite cale à P'tit Jean, et sa femme Pascaline MIRAN [21/03/1903-9/08/1983] continueront de nombreuses années l'activité de passeur, n,otammen avec leur misianier "Geneviève et Denise" du nom de leur deux filles.

Dans le bulletin paroissal de 1970, Le Sinagot, le recteur de l'époque lui rend hommage. la ville de Vannes a nommé une "petite rue" Jean Marie Le GUIL dans le quartier de Conleau en mémoire du "petit passeur".

1970 PTit Jean Le Sinagot

 Au recensement de 1961, l'employé lui rend un hommage involontaire en qualifiant sa profession : navigateur cotier !

1961 LE GUIL Jean navigateur cotier

Passeurs family 2

passeur Cahute douanier Barrarach